ulus est la jeune soeur de l'Oiseau-tonnerre,
d'une taille inférieure à celle de
son frère aîné.
Kulus n'a pas de plumes, mais son corps est
recouvert d'un duvet épais, ces petites plumes
molles qui poussent sous le plumage des oiseaux.
Légende
(version Matilpi)
En prévision du Déluge, le chef Ma'
amtagila
construisit une maison étanche pour y accueillir
son clan et échapper ainsi au désastre.
Le clan fut ainsi épargné. Après
plusieurs jours, le chef, qui avait emporté
quatre oiseaux dans son refuge, les libéra
un par un. Trois d'entre eux ne réapparurent
jamais, mais le quatrième revint, portant
dans son bec une brindille de cèdre vert,
indiquant que le monde extérieur était
à nouveau s
ûr
et que les eaux avaient baissé.
Le chef Ma'amtagila chargea alors ses fils
de peupler le monde et prit la forme du Kulus
surnaturel, avant de prendre son vol. Son esprit
constructif et ses leçons instructives sont
respectées encore aujourd'hui, selon le cérémonial
d'usage.
Danse et parure
Le danseur glisse la t
ête
d'un c
ôté,
balayant lentement la maison de ses yeux perçants,
puis se penche et change de c
ôté,
pendant que la chanson décrit le
Kulus,
l'appelant le masque Hurleur. La t
ête
rentrée dans les épaules et les plis
tombants de la couverture imitent les grandes ailes du
Kulus.
Certaines familles portent une cape en peau d'ours.
Ce masque en bois sculpté comporte un large
bec recourbé et une mâchoire
inférieure séparée, articulée
par des ficelles. Des clous retiennent les yeux
en verre réfléchissant et de grands
et petits morceaux de tissu caoutchouté sont
cloués à l'arrière du masque.
Histoire du masque
Après la cession des parures du potlatch,
en 1922, le masque a été envoyé
au Musée National de L'homme, aujourd'hui
Musée Canadien des Civilisations. Il a été
retourné au Kwagiulth Museum and Cultural
Centre, en 1979, puis transféré au
Centre Culturel U'mista, en 1995.