Les masques de la Lune apparaissent toujours par
deux, chacun différencié par la phase
lunaire, à son sommet. Le masque est souvent
sculpté de façon à paraître
plus plat que les autres masques et moins protubérant,
afin de donner l'impression que la lune a un visage.
C'est la lune qui contrôle
les marées. Ce masque de la Lune, qui montre le halo fabriqué
en bois, est peint en rouge.
Danse
Lorsque les danseurs arborent les masques de la
Lune au cours d'un potlatch, ils entrent séparément
dans la Grande maison. Dès qu'ils se voient,
chacun essaie de faire partir l'autre, estimant
qu'il représente la meilleure phase de la
lune. Ils décident de régler la discussion
souvent animée en dansant, et l'assistance
choisit celui qui représente la meilleure
lune. Le gagnant continue de danser, tandis que
le perdant s'en va en boudant, exprimant sa colère
par gestes. Bien que la danse soit assez amusante,
elle représente un privilège de haut
rang.
Histoire du masque
Le masque a été cédé
en 1922 par Sam Charlie, des Mam
alili
ala.
Envoyé au Musée Canadien des Civilisations,
il a été retourné au Kwagiulth
Museum and Cultural Centre, en 1979, pour
être
finalement transféré au Centre Culturel
U'mista, en 1995.