Les Max'inux foisonnent dans les
eaux de la pointe Nord-Est de l'île
de Vancouver - foyer des Kwakwaka'wakw.
Selon la légende 'Nawaxda'xw
', l'habitat des Max'inux se trouve sur le côté
mer du monde. On lui attribue deux canots, le "Canot-d'une-marée"
et le "Canot-d'une-journée". Pour
le premier, il suffit d'une marée pour se
rendre au fjord Knight Inlet et en revenir. Pour
le deuxième, une journée suffit pour
se rendre à la rivière Skeena et en
revenir.
Un jour, le Chef des anciens essaya d'enlever la
fille d'un Max'inux - mais les dauphins
aidèrent à la rendre à son
père.
Danse et parure
Le danseur se coiffe du masque de l'épaulard
en le plaçant sur son dos et en pliant le
torse à l'horizontale, à la hauteur
des hanches. Il se déplace sur le sol de
la Grande maison dans un mouvement ondulatoire,
comme s'il plongeait et remontait à la surface
de l'eau.
La mâchoire
inférieure, les nageoires pectorales et la
queue sont articulées de manière à
ce que la danseur puisse les faire bouger, lorsque
l'épaulard "fait surface". Parfois,
le danseur se met à souffler du duvet de plumes d'aigle à travers
un tube relié à l'évent, dans
lequel il souffle pour simuler le jet d'air que
l'animal projette en faisant surface.
Histoire du masque
En raison des détails que présente
le dessin, on pense que c'est Mungo Martin qui a
peint ce masque. On sait toutefois avec certitude
qui l'a sculpté.
Le ministère des Affaires indiennes a confisqué
ce masque à Alex Corrie, au cours des procès
de potlatch qui ont lieu en 1922. Le Musée
Canadien des Civilisations l'a retourné au
Centre Culturel U'mista, en 1979, en même
temps que d'autres masques et parures.