La Dzunuwa du chef, ou Gi
am,
est une puissante protectrice des chefs établis.
Comme la famille du chef, elle représente
la richesse.
Gi
am ne danse pas à un potlatch;
on présente plutôt
le masque, au début ou à la fin d'un
potlatch en signe de grandeur. Les jeunes chefs
ne peuvent l'utiliser. En fait, un chef doit avoir
une assez bonne position dans le potlatch et avoir
organisé au moins quatre potlatch pour pouvoir
le présenter.
Danse et parure :
Gi
am ne se danse pas; on présente
plut
ôt
le masque, au début ou à la fin du
potlatch en signe de grandeur. Il est plus petit
que la version utilisée pour la danse, mais
assez gros pour couvrir le visage. Un chef peut
le présenter à la fin du potlatch,
une fois que le résumé de sa richesse,
de l'histoire de sa famille et de ses privilèges
a été fait, ou en m
ême
temps qu'il arbore sa plaque de cuivre.
Le défunt chef, Thomas Hunt, du peuple Kwagu'
, a précisé comment utiliser le masque
Gi
am : le chef le tient d'abord près
de son épaule, puis le fait reposer sur son
front, en laissant toujours son visage à
découvert, et s'en recouvre enfin entièrement le visage en criant "Hoooooo".
Ce rite indique que la Dzunuwa est une puissante
protectrice et qu'elle et la famille du chef représentent
la richesse.
Le masque Gi
am est habituellement sculpté
avec plus de précision et de détails.
Des cheveux bruns, bien souvent d'homme, dans les
versions plus anciennes, sont fixés tout
autour du sommet du masque. Des sourcils, une moustache
et une barbiche sont également représentés.
Les cheveux peuvent également provenir de
crin de cheval, de buf ou d'ours, pour distinguer
le Gi
am de la Dzunuwa.
Danse et parure :
Ce masque a été confisqué à
Amos Dawson, du peuple Mam
alili
kala, par
le ministère des Affaires indiennes, pendant
les procès de potlatch (lien), en 1922. Il
a été retourné à l'U'mista
Cultural Centre, en 1979.